Elles ne sont que 6 parmi les 1 038 compagnons de la Libération. Les femmes ont portant joué un rôle majeur dans la lutte contre l’occupant.
C’st au début de l’été 1940, quelques semaines après la signature de l’armistice, que Blanche Paugam commence à couper des câbles téléphoniques autour de Boulogne-sur-Mer. La région est administrée par l’armée allemande, et la bataille d’Angleterre a débuté. Munie d’une simple pince, cette femme de 42 ans se lance dans une série de sabotages. Repérée, elle est immédiatement arrêtée et devient la première Française condamnée à mort pour faits de résistance, le 17 septembre 1940. Mais les autorités allemandes n’osent pas l’exécuter. Déplacée de camp en camp, elle mourra d’épuisement à  Bergen-Belsen en 1945.
Les Françaises : des citoyennes de seconde zone
Trois décennies plus tôt, durant le premier conflit mondial, les femmes avaient participé à l’effort de guerre, sans combattre en première ligne. Cette fois-ci, la défaite de 1940 puis l’occupation allemande transforment tout le pays en ligne de front, et les femmes prennent leur part dans cette lutte.
A l’époque, les Françaises sont des citoyennes de seconde zone : privées du droit de vote, elles ne peuvent travailler sans l’accord de leur époux ni posséder un compte en banque. Cette situation s’aggrave sous le régime de Vichy, qui souhaite les réduire au rôle d’épouse et de mère au foyer. Ces attaques contre leurs libertés sont une source de motivation pour certaines d’entre elles, mais pas uniquement.
Des manifs de ménagères contre le rationnement
Comme leurs homologues masculins, les résistantes viennent de tous les horizons et rejoignent la Résistance pour des raisons variées : Marie-Madeleine Fourcade, qui dirigera le réseau Alliance après l’arrestation de son chef, vient comme lui de l’extrême-droite anticommuniste et antisémite ; Danielle Casanova, militante communiste avant la guerre, entre dans la clandestinité en même temps que le PCF lorsque ce dernier est interdit, en 1939, puis dans la Résistance en organisant notamment des manifestations de ménagères contre le rationnement. Elle sera arrêtée en 1942 et mourra du typhus à Auschwitz en mai 1943.





