Ces six scientifiques ont été boudées par les récompenses ou se sont vu voler leurs découvertes… parce qu’elles étaient des femmes.
En avril 2017, National Geographic a publié un article sur la lettre dans laquelle le scientifique Francis Crick décrivrait l’ADN de son fils de 12 ans. En 1962, Francis Crick a été co-récompensé avec James Watson et Maurice Wilkins d’un Prix Nobel pour leur description de la structure de l’ADN.
Plusieurs personnes nous ont écrit pour signaler qu’un nom manquait à ce Prix Nobel : celui de Rosalind Franklin, une biophysicienne britannique qui a elle aussi étudié l’ADN. Les données qu’elle a recueillies ont été indispensables aux travaux de Crick et Watson. Mais elle n’aurait pu recevoir le Nobel puisque le prix ne peut être attribué que du vivant du récipiendaire, et que Rosalind Franklin est morte quatre ans avant que Crick, Watson et Wilkins ne soient distingués par le comité Nobel.
Mais même si elle avait été vivante au moment de l’annonce des Prix Nobel, elle aurait probablement été oubliée. Comme beaucoup de femmes scientifiques, Franklin a souffert d’un manque de reconnaissance tout au long de sa carrière.
Elle n’était pas la première femme à devoir survivre dans le monde scientifique dominé par les hommes, mais dans le cas de Franklin, cette forme de sexisme était particulièrement flagrante, comme le rapporte Ruth Lewin Sime, une ancienne professeure de chimie à l’université de Sacramento qui a produit des écrits sur les femmes dans le monde des sciences.
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