À partir des années 1960, de plus en plus de films racontent la vengeance sanglante de femmes contre leur patron ou leur mari. Pourtant, on ne trouve quasiment pas de traces de cette violence dans le monde réel. Comment alors expliquer cette abondance de femmes meurtrières au cinéma ?
Avec
- Dominique Memmi, directrice de recherches en sciences sociales au CNRS, autrice de « La vengeance des femmes » (PUF)
La cérémonie, Thelma et Louise, Carie au Bal du diable, Kill Bill, Baise-moi, Revenge… Les films de vengeance féminine sont nombreux au cinéma, mais varient néanmoins selon les époques. Ainsi, dans les années 1960, apparaissent les films sur la relation maître/domestique dans lesquels des femmes se vengent de leur patron. Dans les années 1980, avec notamment le film L’été meurtrier de Jean Becker, c’est un autre ressort narratif qui apparaît : la vengeance de femmes qui tuent leur marie ou l’homme qui a commis des violences à leur encontre. Pourtant, que ce soit dans les années 1960 ou dans les années 1980, on ne trouve pas de trace de cette violence dans le monde réel. Alors pourquoi ces deux thématiques de vengeance commise par des femmes apparaissent si distinctement à ces deux périodes au cinéma ? Pour la sociologue Dominique Memmi qui vient de sortir l’ouvrage La vengeance des femmes – Entre réalité et fiction cinématographique (PUF) ces récits reflètent une inquiétude : celle des hommes qui voient leurs privilèges s’effriter à ces deux périodes :
La cérémonie, Thelma et Louise, Carie au Bal du diable, Kill Bill, Baise-moi, Revenge… Les films de vengeance féminine sont nombreux au cinéma, mais varient néanmoins selon les époques. Ainsi, dans les années 1960, apparaissent les films sur la relation maître/domestique dans lesquels des femmes se vengent de leur patron. Dans les années 1980, avec notamment le film L’été meurtrier de Jean Becker, c’est un autre ressort narratif qui apparaît : la vengeance de femmes qui tuent leur marie ou l’homme qui a commis des violences à leur encontre. Pourtant, que ce soit dans les années 1960 ou dans les années 1980, on ne trouve pas de trace de cette violence dans le monde réel. Alors pourquoi ces deux thématiques de vengeance commise par des femmes apparaissent si distinctement à ces deux périodes au cinéma ? Pour la sociologue Dominique Memmi qui vient de sortir l’ouvrage La vengeance des femmes – Entre réalité et fiction cinématographique (PUF) ces récits reflètent une inquiétude : celle des hommes qui voient leurs privilèges s’effriter à ces deux périodes.





