Les femmes ou les « oublis » de l’Histoire : Anita Conti

Anita Conti, surnommée « la Dame de la mer », a fait de sa vie une aventure rythmée par ses expéditions scientifiques. Pionnière de l’océanographie et écologiste avant l’heure, elle a laissé derrière elle un héritage impressionnant.

Anita Conti naît en 1899 dans le Val-d’Oise. L’histoire raconte que le père d’Anita médecin hygiéniste, l’aurait plongée, nourrisson, en pleine mer près de Lorient. Ce qui est sûr, c’est qu’Anita grandit entre la banlieue parisienne et les côtes bretonnes et développe un lien fort avec l’océan.

En 1914, elle vit sur l’île d’Oléron avec sa famille et se lie d’amitié avec des enfants de pêcheurs. Elle fait ses premières expéditions en mer. Après la Grande Guerre, elle devient relieuse d’art mais et écrit des articles sur les richesses marines.

L’Office scientifique et technique des pêches maritimes la repère et l’engage comme océanographe. De 1935 à 1939, elle embarque pour des missions sur le premier navire océanographique français et parcourt les mers de Dunkerque au Canada. Sa mission : faire des relevés, de l’échantillonnage, du sondage, de rapporter des observations, des comptes rendus.

Lors de ses missions, elle prend conscience que les ressources marines sont fragiles et épuisables. Dès la fin des années 1930, elle s’inquiète des effets de la pêche industrielle sur les ressources halieutiques et du réchauffement des eaux. Elle dresse les premières cartes de pêche alors qu’on ne disposait que de cartes de navigation et propose de rationnaliser certaines pratiques. Son activité scientifique contribue à rationaliser les pratiques de pêche hauturière.

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