Les sœurs Nardal, pionnières oubliées de la conscience noire

26 juillet 2024, cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris  10 statues d’or, 10 statues de femmes françaises illustres, surgissent, monumentales, au pied du pont Alexandre-III. Parmi elles, les célèbres Olympe de Gouges, Louise Michel ou Simone de Beauvoir, mais aussi une femme dont beaucoup ne connaissent ni le nom ni le visage : Paulette Nardal.

Avec sa sÅ“ur Jane Nardal, elle fut pourtant une précurseure de la Négritude, ce mouvement littéraire des années 30 qui marqua un tournant dans la reconnaissance des identités noires face au colonialisme et au racisme. Mais de la Négritude, on a surtout retenu les pères – Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas – dont l’éclat a relégué ces femmes à l’ombre.

Longtemps effacées des récits officiels, elles réapparaissent aujourd’hui comme des protagonistes majeures des féminismes noirs et de l’émergence d’une conscience noire au 20e siècle. Quel a été leur rôle dans la naissance du concept de négritude ? Pourquoi en ont-elles ensuite été écartées ? Et pourquoi l’Histoire les a-t-elle oubliées ?

Un récit documentaire de Jeanne Mayer

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