Les livres de remèdes du XVIᵉ siècle étaient bien plus que des guides pratiques. Grâce à des méthodes scientifiques modernes, les chercheurs découvrent aujourd’hui que ces ouvrages conservent des traces matérielles des expérimentations réalisées par leurs lecteurs au fil des générations.
Pendant des siècles, les livres de médecine ont circulé dans les foyers européens pour traiter les maux du quotidien. Mais leurs pages ne transmettaient pas seulement un savoir imprimé. Elles conservaient aussi les traces des usages et des expérimentations de leurs lecteurs. Les recettes médicinales de la Renaissance offrent aujourd’hui un terrain d’enquête pour les scientifiques.
Des manuscrits médicaux annotés par leurs lecteurs depuis cinq siècles
Au XVIᵉ siècle, les livres de médecine destinés au grand public connaissent un succès important en Europe. Ces manuels rassemblent des recettes pour traiter des maladies courantes et circulent largement dans les foyers. Ils ne servent pas seulement à consulter des remèdes. Ils deviennent aussi des supports d’expérimentation où les lecteurs consignent leurs propres essais. Comme le rapporte l’Ars Technica, les utilisateurs modifiaient souvent les recettes proposées, testaient d’autres ingrédients et notaient leurs observations directement dans les marges.






