Quand nos grands-mères donnaient la vie. La maternité en France dans l’entre-deux-guerres, Françoise Thébaud, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2024, 336 p., 20 €.
Lors de sa première édition, ce livre avait déjà marqué le monde de l’histoire des femmes. Issu d’une thèse soutenue en 1985, il s’attachait à retracer minutieusement l’histoire de la maternité, lors de la génération des « grands-mères » de l’époque : l’entre-deux-guerres.
Près de quarante ans plus tard, il n’a rien perdu de son intérêt : l’analyse de l’inquiétude provoquée par la dénatalité, ou encore celle de l’offensive médicale pour transformer l’encadrement de la grossesse et créer une puériculture moderne, restent passionnantes. Il a aussi exercé une grande influence, que cette nouvelle édition éclaire. D’abord, une nouvelle préface de l’auteure elle-même remet l’ouvrage dans le contexte de sa publication initiale, tout en soulignant élégamment ses limites et en saluant les recherches qui les ont, depuis, comblées.
On y trouve aussi une postface inédite de Fanny Gallot, historienne des femmes et du genre, qui souligne à la fois les enjeux-clés du livre et son riche héritage chez une entière génération d’historiennes et d’historiens. Notons également l’ajout d’un récapitulatif des sources et de la bibliographie, qui n’avait pas pu être insérés à l’édition originelle et qui ont été complétés de recherches récentes. Une réédition méritée qui redonne tout son intérêt à ce travail.






