Véronique de Bure sort une passionnante biographie sur la Comtesse de Ségur, Le roman de Sophie. Autrice très populaire depuis le XIXe siècle, personne ne sait quel genre de femme elle pouvait vraiment être. Et ce qu’on apprend est véritablement étonnant.
Ni biographe ni historienne, l’autrice Véronique de Bure sort Le roman de Sophie , une biographie sur la comtesse Ségur aux éditions Albin Michel. Celle qui a écrit Les petites filles modèles ou encore Pauvre Blaise, n’était pas du tout la femme que l’on pouvait s’imaginer à la lecture des contes de la bibliothèque rose. Véronique de Bure est présente au salon du livre du Mans (Sarthe), dans le cadre du festival dédié à la littérature Faites lire !
Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire la biographie de la comtesse de Ségur ?
Enfant, ma mère me lisait les contes. À son décès, j’ai tenu à récupérer les livres de la bibliothèque rose, ceux presque rouges avec des lignes dorées, une vieille collection qui avait dû appartenir à ma grand-mère. Mon éditrice m’a également toujours parlé d’écrire sur elle alors que je voyais la comtesse de Ségur comme une vieille bigote. Mais il y a trois ans, j’ai commencé à faire connaissance avec cette femme trop méconnue du grand public. J’ai eu envie de la dépoussiérer !
Pourquoi ce parti pris de parler de la fin de vie de l’autrice ?
J’ai un attachement particulier envers les personnages âgés, ils sont importants dans beaucoup de mes romans. Parler de la comtesse de Ségur à l’approche de sa mort, elle avait 74 ans, me permettait de plonger dans sa mémoire à certaines périodes sans me soucier de la chronologie. Dans le récit la comtesse, à qui je donne la voix, nous parle au gré de ses souvenirs, depuis sa Russie natale, jusqu’à son décès dans un petit appartement parisien.
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