Le terme « iconoclastique » n’est pas à interpréter dans le sens de l’iconoclasme : c’est un mot inventé par l’auteur, fusion entre l’iconologie et le terme « clastique », à savoir qui se démonte, faisant directement référence aux travaux d’anatomie de Louis Auzoux (1797-1880)1.
La série se compose de onze atlas illustrés, publiés entre 1874 et 1888. Ils représentent chacun une partie de l’anatomie humaine – dont la main représentée ci-dessus. La BIU Santé Médecine conserve des épreuves d’imprimerie et les tirages à part de certains atlas anatomiques qui nous éclairent sur la façon dont les planches ont été conçues. Voir ci-dessous des exemples tirés d’un ensemble de planches attribuées à Léveillé et destinées à un des ouvrages de Witkowski. Représentation plan par plan imprimée en sépia.
Ainsi, chaque pièce imprimée est découpée puis collée de façon partielle, dans le but d’en faire une languette mouvante, comme pour les autres livres animés. Witkowski et ses différents éditeurs scientifiques, comme Georges Steinheil et Henry Lauwereyns, repoussent les limites techniques en proposant des coupes anatomiques extrêmement détaillées, grâce à une superposition allant jusqu’à quinze couches. La technique de la chromolithographie, largement utilisée dans l’illustration anatomique au XIXe siècle pour sa précision permet une représentation réaliste du corps humain, en couleur.






