Les femmes en mer

Anne-Claire est ingénieure océanographe spécialiste des milieux polaires. Nuka, un pêcheur inuit l’invite à aller pêcher le phoque avec lui. Thérèse est la première femme à être embauchée sur les plateformes pétrolière en tant que pilote de surfer.

Thérèse est marin. Elle travaille sur une plateforme pétrolière offshore. « Elles sont sur la côte ouest de l’Afrique, essentiellement Gabon, Congo, Angola. Il y a toute une flottille de petits bateaux qui servent à emmener des travailleurs depuis la terre jusqu’à leur plateforme de travail et les ramener le soir. C’est comme un petit bus dans un archipel de bâtiments. Et moi, je le pilote. »

Thérèse est donc chargée d’assurer le transport de travailleurs entre leur logement et les plateformes. Ces travailleurs sont essentiellement des hommes. Â«Â Dans le camp de Malongo, en Angola, il y avait plusieurs milliers de personnes. Il y avait quelques femmes, soit des cheffes, des ingénieures ou des managers de haut niveau, soit des femmes de ménage. Entre les deux, c’était que des hommes, des milliers d’hommes. Sur les plateformes, on était 200 et j’étais la seule. »

Il n’a pas été évident pour Thérèse de rejoindre ce domaine d’activité. Elle a tout d’abord pensé qu’elle n’était pas suffisamment formée. Â«Â Je me suis dit ‘je vais mettre toutes les chances de mon côté, je vais retourner à l’école et je vais passer le brevet suivant’, parce que je savais qu’il était de plus en plus demandé par les affréteurs. Quand j’étais à l’école, j’étais la seule fille dans la classe. »

Dans sa formation, on lui fait rapidement comprendre qu’elle ne pourra pas travailler sur une plateforme pétrolière en raison de son genre. Â«Â On a eu l’intervention d’un ancien capitaine d’armement de la boîte où je voulais postuler, donc je lui ai demandé des conseils. Il y a eu un petit silence et là, le gars a éclaté de rire. Il me dit ‘bah non, c’est pas un métier de femme, c’est pas possible’. »

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