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Alors que paraît chez Casterman, une biographie dessinée par Catel sur la première femme cinéaste, retour sur le parcours de cette pionnière qui apporta beaucoup au cinéma à ses débuts.

Les Frères Lumière, Georges Méliès, Louis Gaumont… tous les cinéphiles connaissent ces noms du début du cinéma. Mais qui se souvient d’Alice Guy (1873-1968) ? Qui peut citer un de ses 700 films ? Personne… ou presque, alors que cette femme à l’inventivité folle a participé avec son œuvre à l’écriture de la grammaire des débuts du septième art. Pourquoi une telle injustice ? On a demandé à la dessinatrice Catel, qui publie, avec Bocquet, une biographie en BD d’Alice Guy.

Oubliée parce que femme ?

Catel : « On pense tout de suite à ce que le fait d’être une femme a pu conduire à l’effacement d’Alice Guy de l’histoire du cinéma.

C’est en partie vrai : elle évoluait dans un milieu d’hommes où il n’y avait pas de femmes. Elle est la première à tourner un film en 1900. Jusqu’en 1920, il n’y a pas d’autre réalisatrice en France.

Ensuite, elle devient productrice. Elle part aux États-Unis, où elle fonde la Solax, sa propre maison de production. Elle devient alors la toute première productrice de cinéma. D’autres vont l’imiter, mais c’est vraiment une pionnière.

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By admin