Agnès Mclaren était Ecossaise. Elle fut la première femme diplômée de l’Université de Médecine de Montpellier, une pionnière, portée par des idéaux, sa foi et une volonté de fer.
Agnès McLaren, Écossaise protestante issue d’un milieu aisé et engagé, milite dès les années 1860 pour le droit de vote des femmes. Face à l’hostilité envers les étudiantes en médecine en Écosse, elle part en France, où le cardinal Manning la recommande à Mgr de Cabrières, évêque de Montpellier. L’accueil des étudiantes en médecine n’est pas franchement chaleureux en France non plus, mais grâce au soutien de Mgr de Cabrières et à celui de quelques médecins et professeur de médecine, Agnès peut s’inscrire. En 1878, elle devient la première femme diplômée de la faculté de médecine de Montpellier, puis ouvre un cabinet à Cannes.
Convertie au catholicisme à 61 ans, elle découvre que de nombreuses femmes en Inde britannique sont interdites de soins par des hommes. Elle se bat alors pour construire des hôpitaux et obtenir que des religieuses puissent exercer la médecine. Elle va aussi inspirer l’Australienne Mary Glowrey, première religieuse à exercer la médecine et l’Autrichienne Anna Maria Dengel qui fondera les Medical Mission Sisters, une congrégation de soeurs médecins et infirmières.
Agnès McLaren meurt en 1913. La faculté de médecine de Montpellier a donné son nom à une salle de simulation d’accouchement et à un prix qui récompense les thèses portant sur la santé des femmes précaires.
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