Ces 3 femmes sont des pionnières de la paléontologie, de l’archéologie et de la conservation muséale au Canada

Si au début du XXe siècle les femmes commencent à avoir accès à certains programmes d’études supérieures, le chemin vers les grands diplômes doctoraux et la reconnaissance scientifique a été beaucoup plus ardu. Voici trois femmes canadiennes qui, malgré les refus et les embûches, ont tenu à leur rêve et sont devenues des pionnières en géologie, paléontologie, archéologie et conservation muséale.

Alice Evelyn Wilson est la toute première géologue reconnue au Canada, spécialisée en paléontologie, soit l’étude des fossiles d’êtres vivants ayant vécu il y a très longtemps.

Son origine familiale aisée et éduquée, valorisant l’éducation autant chez les garçons que les filles, lui a donné la chance d’étudier à l’université. Comme bien des femmes entrant aux études supérieures au tournant du XXe siècle, elle a d’abord étudié en arts avec une concentration en langues et en histoire au Victoria College de l’Université de Toronto.

Passionnée de roches et de minéraux depuis l’enfance, elle décroche un poste au musée de minéralogie de l’Université de Toronto, puis intègre, en 1909, la Commission géologique du Canada comme secrétaire pour la section de paléontologie, où elle répertorie, catalogue et classifie les échantillons.

Elle souhaite poursuivre ses études pour obtenir un doctorat en géologie, ce qui lui est refusé par la Commission.

Elle multiplie les demandes, mais rien n’y fait. Grâce à une bourse et aux pressions de la Fédération canadienne des femmes diplômées des universités, elle peut enfin s’inscrire et c’est à 49 ans, en 1929, qu’elle obtient son doctorat de l’Université de Chicago.

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