Figure incontournable du Centre de l’Imaginaire Arthurien de Brocéliande, qu’elle a fondé et contribué à faire vivre depuis sa fondation, Claudine Glot poursuit son exploration de la matière arthurienne.
Après le succès de La Légende arthurienne, elle revient avec Souveraines et Magiciennes, quatre récits consacrés à Morgane, Viviane, Guenièvre et Mélusine. Loin des relectures féministes ou des habillages « fantasy » à la mode, elle revendique un retour exigeant aux sources médiévales et à leurs racines celtiques, irlandaises et indo-européennes.
Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, elle évoque sa démarche d’écriture, son refus du conformisme hérité du XIIIe siècle, mais aussi l’état préoccupant de l’édition culturelle bretonne et les mutations d’un public en quête de réenchantement. À l’approche des quarante ans du Centre (1988-2028), elle pose un regard à la fois lucide et passionné sur la transmission d’un patrimoine menacé par l’« effet internet » et la dispersion de l’attention.






