13 juin 2024
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Alain Paraillous dévoile la vie d’une femme au destin inédit

L’auteur sera samedi 4 novembre de 15 h à 18 h chez Martin-Delbert pour dédicacer son nouveau livre « Scandaleuse Hortense, l’incroyable vie de la duchesse de Mazarin » aux Éditions Ramsay. Il nous dit davantage.

« Scandaleuse Hortense, l’incroyable vie de la duchesse de Mazarin » est votre dernière biographie. Un genre que vous affectionnez, vous permettant de travailler sur l’histoire de France (on se souvient notamment de votre duc d’Aiguillon). Que dire de ce nouveau personnage, de son temps, de son « œuvre », et comment votre rencontre s’est-elle faite ?

« L’histoire m’a effectivement toujours passionné. Vous rappelez ma biographie du duc d’Aiguillon, parue en 2011, mais j’ai aussi publié une « Histoire de France racontée aux enfants », à la manière des manuels d’école de la IIIe et IVe République. Je suis très attaché au « roman national » auquel j’ai été biberonné, au cours des années 50, à mon école primaire communale de Saint-Pierre-de-Buzet. J’ai d’ailleurs la conviction que c’est l’abandon de ce « roman national » dans les programmes scolaires qui a conduit à la situation conflictuelle dans laquelle se trouve la France d’aujourd’hui.

Mais revenons à mon Hortense, puisque tel est notre propos. Je l’ai découverte par hasard en lisant un ouvrage de Pierre Combescot, paru en 2001, et qui s’intitulait « Les Petites Mazarines ». Le livre en effet était consacré à l’ensemble de la nichée des nièces de Mazarin. L’histoire de l’aînée, Marie Mancini, qui avait failli épouser Louis XIV, m’était connue. Racine et Corneille en avaient tiré l’un et l’autre une tragédie, sous l’allégorie des amours contrariées de l’empereur Titus et de la princesse orientale Bérénice. En revanche, je découvrais Hortense. Tout aurait pu s’arrêter là si quelque temps plus tard, au musée des Beaux-Arts d’Agen, je n’étais tombé en arrêt sur un tableau de Mignard qui portait la mention suivante : « Hortense Mancini epouse dArmand de la Porte de La Meilleraye duc de Mazarin nee en 1647 morte le 2 juillet 1699 ».

Pas de doute c’était bien mon Hortense. Que faisait-elle dans une des deux salles consacrées aux peintures des ducs d’Aiguillon ? De rapides recherches ne tardèrent pas à m’informer qu’elle n’était autre que l’arrière-grand-mère d’Emmanuel Armand de Vignerod duc d’Aiguillon, ministre de Louis XV, et constructeur du château d’Aiguillon. J’en ai fait aussitôt une communication d’une dizaine de pages à la Société académique, mais une existence aussi abracadabrantesque méritait un livre entier (ce qui n’avait jamais été fait), et je me suis attelé à l’ouvrage. »

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