Marie Vareille signe un roman historique poignant sur les femmes oubliées du XXe siècle

Avec son nouveau roman, Nous qui avons connu Solange, la romancière française Marie Vareille rend hommage à ces femmes ordinaires dont l’histoire a trop souvent été oubliée.

Il y a deux ans, à l’instar d’un très grand nombre de lecteurs, on a craqué pour La dernière allumette. Avec ce roman, l’écrivaine française Marie Vareille a d’ailleurs remporté plusieurs prix… et notre petit doigt nous dit que son tout nouveau livre, Nous qui avons connu Solange, pourrait bien suivre le même chemin !

« De façon générale, la vie des femmes d’antan a laissé moins de traces écrites que celle des hommes, explique la romancière lors de son passage à Paris. En replongeant dans l’histoire de ma famille, je me suis rendu compte que mes deux grands-mères avaient dû abandonner leurs études, malgré leur intelligence et leur envie d’apprendre : l’une parce qu’elle s’était mariée et était tombée enceinte, l’autre parce que son père l’avait forcée à revenir à la maison pour s’occuper de sa mère malade. Â»

« À une période où j’ai perdu trois de mes quatre grands-parents, je me suis beaucoup interrogée sur leur vie. C’est là qu’est née l’envie de raconter des femmes du XXe siècle, qui ont grandi dans un monde où elles étaient des citoyennes de second rang : pas de droit de vote, pas le droit de travailler ni de disposer librement de leur argent sans l’accord du mari, aucune contraception, aucun droit à l’avortement et une pression sociale immense. Tout ça, c’était il y a à peine deux générations. Je voulais rappeler à quel point les droits des femmes sont récents, et donc fragiles. On a tendance à croire que le progrès est acquis, mais l’histoire montre qu’il peut toujours y avoir des reculs », indique Marie Vareille.

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