Égypte ancienne : un scanner révolutionnaire à l’université Semmelweis dévoile l’intimité de momies millénaires

Elles ont traversé plus de deux millénaires, enveloppées de mystère. Aujourd’hui, grâce à une technologie d’imagerie de pointe, des restes de momies égyptiennes livrent peu à peu leurs secrets. À Budapest, les chercheurs redonnent une histoire à ces fragments de vies anciennes, sans jamais altérer leur intégrité.

À l’université Semmelweis, des scanners de nouvelle génération permettent d’explorer l’intimité de ces corps préservés. Âge, maladies, techniques de momification : une enquête scientifique minutieuse, à la frontière entre médecine et archéologie.

Plonger dans l’intimité de corps vieux de 2 300 ans

La scène se déroule de nuit, dans le silence d’un service hospitalier. Là où, le jour, des patients défilent pour des examens médicaux, ce sont d’autres corps qui prennent place dans le scanner : ceux de momies égyptiennes, âgées de plus de deux millénaires.

Ces restes, conservés au musée Semmelweis d’histoire de la médecine, font aujourd’hui l’objet d’analyses approfondies au centre d’imagerie médicale de l’université. Une technologie de pointe, équipée d’un détecteur à comptage de photons, permet d’obtenir des images d’une précision inédite.

Car derrière ces fragments — une tête, un membre, une main — se dessine une histoire humaine. Certaines pièces remontent à une période comprise entre 401 et 259 avant notre ère, soit plus de 2 300 ans. Jusqu’ici, les examens, limités par les technologies disponibles, n’avaient livré qu’une vision partielle. Aujourd’hui, la science franchit un cap.

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