Guerrières, héritières, dirigeantes

L’ADN oblige l’archéologie à revoir son image des femmes de la préhistoire

Une tombe attribuée à tort à un homme pendant plus de deux siècles, une autre où repose une guerrière viking que des chercheurs refusent de reconnaître et des familles entières où le pouvoir se transmet de femme en femme… Les nouvelles analyses génétiques bouleversent peu à peu notre vision patriarcale des sociétés préhistoriques.

Les sociétés préhistoriques sont majoritairement imaginées comme dominées par les hommes. Il faut dire que pendant plus de 150 ans, d’éminents archéologues ont supposé que les femmes du passé n’avaient jamais assumé de rôle de pouvoir. Ils avaient tort. La réalité est tout autre, comme le démontrent plusieurs nouvelles études. Près de Stonehenge (Royaume-Uni), l’analyse ADN d’une tombe vieille de 4 000 ans, attribuée à un homme lors de sa découverte en 1801, vient de révéler, deux siècles plus tard, que cet artisan, enterré avec des objets de valeur, était en fait une femme.

Ce cas n’est qu’un parmi tant d’autres. La guerrière viking de Birka (Suède) a elle aussi déjoué les attentes. Sa sépulture contenait des armes, un attirail digne d’un chef militaire, si bien que les chercheurs avaient par supposition conclu que ses os appartenaient à un homme. Sauf qu’en 2017, une analyse génétique a identifié ses restes comme étant ceux d’une femme, rappelle Live Science.

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