« Chères ancêtres », les voix oubliées des femmes noires et autochtones de la Caraïbe

Dans son essai « Chères ancêtres : Contre-histoire des résistances féminines et anticoloniales », l’écrivaine martiniquaise Isis Labeau-Caberia exhume les voix oubliées des femmes noires et autochtones. Dans « Mode Lecture », Agnès Cornélie nous en dit plus sur cet ouvrage qui met en valeur ces femmes souvent invisibilisées par l’Histoire.

Chères ancêtres : Contre-histoire des résistances féminines et anticoloniales est le deuxième livre et premier essai d’Isis Labeau-Caberia après un premier roman La prophétie des sœurs-serpents.Dans cet essai, Isis Labeau-Caberia explore les résistances féminines et anticoloniales. Elle y retrace les trajectoires de femmes noires, marronnes, prêtresses, guérisseuses, insurgées, dont les histoires et les voix ont été effacées par l’histoire coloniale. Pour ce faire, elle s’appuie sur le récit de sa propre lignée, marquée par l’esclavage et l’affranchissement, en partant de son ancêtre Victorine Labeau, affranchie avec ses cinq enfants en 1840 à la Martinique.

Pour cet ouvrage, Isis Labeau-Caberia a effectué un travail remarquable de recherches tant à partir de ses propres ancêtres que des « ancêtres collectifs », avec de grandes figures emblématiques comme Victorine, Nanny ou Lumina Sophie. En mêlant archives, mémoire vive et histoire intime, elle livre un récit puissant sur ces femmes qui ont participé à la lutte pour l’émancipation des peuples caribéens.

Isis Labeau-Caberia est une écrivaine et chercheuse indépendante d’origine martiniquaise ; elle vit entre Fort-de-France, Londres et Paris. Ses travaux de recherche en histoire et sciences sociales explorent les questions en lien avec les notions de colonialité, de décolonisation et de transmission.

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