Un crâne d’enfant de 5 ans portant des traces de trépanation vient d’être mis au jour en Ouzbékistan. C’est la plus ancienne chirurgie documentée en Asie centrale.
En avril 2026, des archéologues ont sorti de terre une découverte qui repousse les limites connues de la médecine antique. Sur le site de Djarkutan, dans le sud de l’Ouzbékistan, une double sépulture contenait les restes de deux enfants morts il y a environ 4 000 ans. L’un d’eux, âgé de 5 ans, portait sur le crâne des marques incontestables de trépanation, rapporte le communiqué. Cette intervention — consistant à percer ou abraser l’os crânien — constitue aujourd’hui la plus ancienne preuve de chirurgie documentée en Asie centrale, et l’une des plus anciennes de tout le continent asiatique. La découverte est le fruit d’une mission conjointe réunissant l’Université du Salento, l’Université d’État de Termez et l’Institut archéologique de Samarcande. La mission archéologique adopte une approche multidisciplinaire : archéobotanique, archéozoologie, anthropologie physique, paléogénétique et archéométrie sont mobilisées conjointement.
Une ouverture pratiquée à l’âge de bronze
La tombe renfermait deux enfants déposés côte à côte : l’un d’environ 3 ans, l’autre d’environ 5 ans. Le plus âgé présente les signes chirurgicaux. Les chercheurs ont identifié une ouverture réalisée avec des outils de pierre ou d’os. La datation place l’intervention à la fin du troisième millénaire avant notre ère, soit vers 2000 av. J.-C. Le site de Djarkutan constituait alors l’un des centres urbains majeurs de la civilisation de l’Oxus — connue aussi sous le nom de Complexe archéologique de Bactriane-Margiane (BMAC).






