Sur le front de la Première Guerre mondiale, certains soldats survivent aux obus mais perdent leur visage. Ces blessures extrêmes obligent les médecins à inventer de nouvelles techniques de reconstruction. Stéphane Bern raconte comment les « gueules cassées » ont changé la médecine.
Un obus peut laisser un soldat en vie, mais avec un visage méconnaissable. Pendant la Première Guerre mondiale, ces blessures inédites poussent les médecins à repousser les limites de la chirurgie.
Les obus qui défigurent les soldats de la Première Guerre mondiale
En 1914, dès les premiers mois de la guerre, les blessures au visage se multiplient. Éclats d’obus, balles et brûlures provoquent des mutilations jamais vues à une telle échelle. Des milliers de soldats survivent avec des mâchoires arrachées, des nez détruits ou des visages profondément transformés. Ces grands blessés de la face sont estimés entre 10 000 et 15 000. Ils reçoivent bientôt un surnom resté dans l’histoire : les « gueules cassées ».
Face à ces blessures, la médecine doit trouver de nouvelles solutions. Les chirurgiens développent des techniques encore inédites pour tenter de reconstruire les visages et de permettre aux soldats de retrouver une vie sociale.






