La place des femmes gardiennes de phare est un angle mort de l’histoire maritime

C’est une histoire peu connue sur les côtes françaises. On a longtemps ignoré la place de centaines de femmes qui ont tenu le rôle de gardienne dans des phares à terre, et ce dans des conditions très précaires. Avant que toutes ces gardiennes ne disparaissent, deux réalisatrices ont enquêté.

S’ils ne sont plus habités depuis plus de 20 ans à quelques exceptions près, les phares et leurs gardiens continuent de fasciner notre imaginaire. On a souvent en tête la figure solitaire d’un homme face aux éléments, en pleine mer ou même à terre, à protéger la lumière vaille que vaille, pour guider les navires.

Ce que l’on sait moins et que l’histoire a largement effacé, c’est la place que les femmes ont tenue elles aussi dans l’entretien de ces bâtiments. Pendant des décennies, des épouses, des sœurs, des filles mais aussi parfois des femmes seules ont assuré le gardiennage des phares tout le long du littoral français. Elles l’ont fait souvent sans reconnaissance officielle, sans statut et pour un salaire largement inférieur à celui des hommes.

Il existe très peu d’archives de ces femmes gardiennes de phare. C’est justement ce qui a interpellé Lou Paulin et Angèle Meschin. Les deux jeunes réalisatrices se sont lancées dans une enquête qui allait les mener beaucoup plus loin qu’elles ne l’auraient imaginé, dans le temps et géographiquement.

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