Le nom de 72 femmes scientifiques bientôt gravé sur la tour Eiffel

La tour Eiffel s’apprête à inscrire 72 noms de femmes scientifiques en lettres d’or. Parmi elles, des pionnières venues du Grand Est : la docteure Nicole Mangin, la mathématicienne Lucienne Félix, l’ingénieure Yvonne Odic et la chimiste Anne‑Marcelle Schrameck. Des femmes, longtemps restées dans l’ombre.

La tour Eiffel s’apprête à accueillir de nouveaux noms. Au premier étage, 72 savants sont déjà gravés en lettres d’or. Bientôt, 72 femmes scientifiques rejoindront ce « Panthéon scientifique », fruit de plusieurs mois de travail mené par l’association Femmes & Sciences. Dans la liste proposée, plusieurs figures ont un lien fort avec la région Grand Est.

À Véry, dans la Meuse, Philippe Wachet et son fils Xavier veillent sur la mémoire de leur aïeule. Nicole Mangin. Première et unique femme médecin à avoir servi dans l’armée française pendant la Première Guerre mondiale, elle a beaucoup travaillé sur la tuberculose.

Quand la guerre éclate, le docteur Mangin s’inscrit comme volontaire. Mobilisée, l’administration croit d’abord qu’il s’agit d’un homme. À son arrivée à Bourbonne-les-Bains, le commandement lui lance : « Qu’est-ce qu’une femme fait ici ? Je voulais un homme. » Mais Nicole Mangin ira jusqu’au bout. Envoyée à Verdun, elle soigne les soldats dans des conditions extrêmes. « C’est quand même la guerre « , insiste Philippe Wachet. Un chien, Dun, diminutif de Verdun, l’accompagne.

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